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29 juin 2022

Les Cartes Blanches, un espace de liberté et de partage

33e édition

C’est un nouveau rendez-vous initié cette année par le Festival : dans le cadre intimiste du Village Arte Flamenco, les artistes sont invités à laisser libre cours à leur inspiration du moment.

Petite scène, petit public, mais joli moment : la guitare acoustique de Lenny Creff, le cajón de Juan Manuel Cortes, et, face à eux, tout proches, une vingtaine de spectateurs attentifs, puis conquis par la joie de jouer et la complicité naturelle des deux musiciens. Un spectacle sans fard, dans la pureté de sa simplicité. Venus de Charente-Maritime, pas spécialement amateurs de flamenco, Bernard et Martine ne boudent pas leur plaisir : « on trouve très bien d’avoir des spectacles comme ça dans la ville. Il y a plus d’intimité, plus d’improvisation, c’est moins formaté ». Lenny Creff, lui, s’est « régalé » : « on s’est un peu vu avant avec Juan Manuel mais rien n’était vraiment prévu. C’est un peu dans l’esprit du flamenco, saisir l’instant ».

Place à la spontanéité

Deux jours plus tôt, lors de la journée d’ouverture du festival, lundi 27 juin, Dani Bonilla avait inauguré ce format de la Carte Blanche, sous la tente blanche du Village, place Saint-Roch. Le chanteur et guitariste originaire de Malaga s’est lui aussi laissé aller à l’improvisation, piochant dans ses compositions au gré de son humeur, de son interaction avec le public : « Sandrine [Rabassa, la directrice artistique d’Arte Flamenco] m’a dit que je pouvais faire ce que je voulais. Cette liberté me va bien. Cela me rappelle quand je joue tout seul, que je compose. Et, moi qui suis la personne la plus introvertie du monde, ça me plait bizarrement d’être sur une scène très proche des gens ».

Cette formule intimiste lui permet aussi de donner à voir le musicien qu’il est, nourri d’influences variées, mais aussi profondément attaché à la culture flamenca : « que je joue un air de boléro ou une chanson brésilienne, je souhaite que l’on sente, derrière, l’inspiration du flamenco puro ». Cette passion, Dani Bonilla la transmet à ses élèves durant ses stages de chant et de compás. Il se produira également samedi 2 juillet à midi sur la place Charles de Gaulle, devant le théâtre Le Molière.

Carte Blanche de Dani Bonilla © Laura Moulié

Sandrine Rabassa se félicite de proposer aux festivaliers un rendez-vous supplémentaire gratuit, au cœur de l’après-midi : « un festival, il faut que ça vive, que l’on puisse danser et jouer n’importe où ». Le public, s’il le souhaite, s’il le sent, est invité à s’approprier le moment :

« toutes les interactions sont possibles. C’est vraiment ça, le flamenco : essayer de créer des synergies, donner libre cours à ses envies et ouvrir la porte au partage et aux collaborations spontanées ».

 

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