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16 mars 2022

33e Arte Flamenco : le Café Cantante rouvre avec les plus grands

33e édition

Après l'annulation 2020 et la version allégée en plein air en 2021, le festival retrouve le cœur de ville montois, avec 9 spectacles alléchants du 27 juin au 2 juillet. En prévente dès jeudi 17 mars.

Pour débuter et clore la programmation des chaudes soirées du Café Cantante, sous le marché couvert de la place Saint-Roch, deux femmes, deux danseuses d'exception, deux phénomènes nous font l'honneur de revenir dans la ville aux trois rivières.

En ouverture, Patricia Guerrero, Prix National de Danse 2021, présentera sa première mondiale Deliranza, avec ses sept danseurs et danseuses solistes sur une musique originale de Dani de Morón. Un spectacle racontant « le réveil d'une danseuse qui explore les chemins cachés de la création », un ballet moderne « sous le signe de la liberté d'expression et de l'abnégation », « du cri du corps, du cœur et de l'émancipation des femmes », selon Sandrine Rabassa, la directrice artistique lors de la conférence de presse de présentation au Centre d'art contemporain Raymond Farbos (CAC).

Le vendredi, c'est une autre femme forte qui foulera la scène de ses tacones puissants et doux. Avec sa 17e création Al igual que tú, puisée dans les moments douloureux du confinement 2020, Eva Yerbabuena reste « une valeur sûre de la danse » à même de provoquer « une évasion et une expression hors du commun », typiquement « le genre de spectacle dont on ne ressort pas indemne », assure Sandrine Rabassa.  

Eva Yerbabuena © Javier Fergo

Entre les deux, le Café Cantante retrouvera plusieurs spectacles annulés les années passées pour cause de crise sanitaire. « Un engagement moral et artistique », a précisé Lionel Niedzwiecki, directeur général d'Arte Flamenco.

Argentina, Campallo, El Granaíno, Riqueni

Enfin là donc, Lucia La Piñona qui, avec Abril, a connu un grand succès début mars au festival de Jerez, mettra en lumière l'oeuvre du « poète de la lumière », le Sévillan Juan Manuel Flores, évoquant la fin de la dictature et la redécouverte des libertés. Annulée trois fois en deux ans, Argentina dévoilera ses prouesses vocales : « elle est de ces chanteuses qui quand elle risque les notes difficiles, font sortir les olé et les frissons », s'impatiente la responsable artistique. Report aussi pour le grand guitariste et compositeur Paco Jarana, compagnon de tous les instants d'Eva Yerbabuena, qui le mercredi, viendra en solo, accompagné de cajon y palmas. En deuxième partie, résonnera la touche moderne et originale d'Eduardo Guerrero, le danseur de Cadix qui sort résolument des codes classiques.

Le jeudi, le danseur Rafael Campallo invité il ya déjà plusieurs années par le festival montois, présentera Puro : « C'est une particularité d'Arte Flamenco que de donner une chance aux jeunes talents en devenir. Désormais, la critique de Jerez l'a ovationné, il est devenu une personne à suivre », a rappelé Mme Rabassa.

Après lui, Pedro el Granaíno, empêché au dernier moment l'an passé, confrontera sa voix à celle de Guadiana, dans la grande tradition gitane avec leurs metales complémentaires. Cerise sur le gâteau, les deux cantaores ont convié, ce soir-là, le flûtiste Jorge Pardo à rendre hommage au grand Camaron pour les 30 ans de sa disparition.

C'est au Théâtre le Molière que se terminera, le samedi en apothéose, le festival avec un récital de l'immense Rafael Riqueni à 17h, après un concert gratuit le midi sur la place Charles de Gaulle. Le génie sévillan de la guitare qui a littéralement enchanté les arènes du Plumaçon l'an passé avec la bailaora Rocio Molina, revient avec son récital Herencia, sacré meilleur album flamenco de l'année.

Une œuvre prolongée par le portrait intime de l'artiste, mitonné par le photographe et écrivain Olivier Deck pour une exposition attendue au CAC. « Je vénère sa musique, je l'ai suivi une semaine l'an passé ici en lui faisant découvrir un peu des Landes. Il m'a donné rendez-vous plusieurs fois à Séville. J'ai photographié la vie ordinaire d'un musicien extraordinaire », conte ce flâneur poétique qui dédie un livre à Riqueni et à Séville, « la cité muse », à paraître pour le festival.

Irriguer le territoire

À vos réservations donc pour ces 9 spectacles d'exception ! Avec, nouveauté 2022, plus de placement libre mais 1 240 places (de 8 € à 38 €), « toutes numérotées, pour choisir son emplacement et profiter le jour J, sans se presser, des spectacles de rue et des restaurants de la ville », a précisé Lionel Niedzwiecki.

« Renouer avec la fête ça fait du bien », a réagi le maire Charles Dayot, saluant le partenariat avec le Département. « 2022 est une nouvelle ère qui s'ouvre pour le festival qui va irriguer le territoire », a abondé Xavier Fortinon, président du Conseil départemental. A commencer par la prochaine exposition avec le Musée Despiau-Wlérick mêlant sculptures et photos autour du flamenco qui voyagera bientôt dans les Landes, jusque dans des lieux non conventionnels et des villages.

L'affiche 2022

Créée par trois artistes sortant de l'école supérieure d'arts graphiques et design de Penninghen à Paris, Eve Farache, Alix de Joussineau et Delphine Legrand, l'affiche est un travail esthétique autour du collage. « Le mouvement gracieux et libérée de la danseuse se retrouve découpé au fil des pliures, cela crée un effet visuel de décomposition du mouvement et fait transparaître ce rythme si présent de la danse. Le choix des couleurs émane du lien entre le flamenco et l'Espagne, le rouge espagnol passionné et assumé, vient ici faire vibrer le violet, plus doux et féminin », expliquent les créatrices.

Présentation de la programmation du Festival Arte Flamenco © L. Guitou | Dpt 40

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